Nathan Eliot Gomes
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smokeylamp.bsky.social
Nathan Eliot Gomes
@smokeylamp.bsky.social
Poët Politisé ✒️

🕊️ La Tourterelle d'Endymion
⛩️ Hito no Yume wa Owarayo~
--> pour se les procurer, rdv en mp 😁 (~13€)
Je peine à croire en cette lueur.

Dans quel monde vit-on ?

Chers ancêtres, je vole.

Chers ancêtres, nous volons.

再びさよなら、私の夢
May 12, 2025 at 5:42 PM
Enfin, je suis au hublot, dans la pénombre, tout contre cette aile d’acier qui avance sans battre et je contemple son clignotement blanc régulier qu’en bas quelqu’un doit bien apercevoir sans prêter plus attention à cette image quotidienne
May 11, 2025 at 5:39 PM
À notre hauteur, à tribord, les nuages gris nocturnes, dans le lointain, s’illuminent par intermittence du jaune crasseux des éclairs imprévisibles d’un hypnotique orage d’altitude
May 10, 2025 at 5:51 PM
Mais l'enfant s'en fiche, lui, il a déjà compris que son but ne sera pas de briller. Ce qu'il veut, c'est faire briller.
May 8, 2025 at 3:44 PM
L'enfant ignorait encore ce qu'il préférait de la verrerie ou de la lumière. Sa mère, en découvrant son inhabituelle lubie, parce qu'elle vient d'une famille catholique, se mit à le rêver vitrailliste. Son père, qui n'a pas tout suivi, voudrait juste qu'il devienne bon au baseball.
May 7, 2025 at 3:44 PM
Cependant, maintenant qu'il connaissait leur fascinante diversité, l'enfant se demandait à quel kaléidoscope on y faisait allusion. C'était, semble-t-il, un de ces cas où la réalité se fait plus immense et belle que la courageuse histoire qui l'apporte.
May 6, 2025 at 5:05 PM
L'enfant aimait ce jeu et s'y dédiait avec le sérieux caractéristique d'un passionné de son âge. L'origine avait été son oncle, un de ces lettrés toujours curieux des productions occidentales récentes, qui avait jugé bon de lui lire une nouvelle de Ray Bradbury, qui lui avait fait forte impression.
May 5, 2025 at 4:02 PM
Ce n'était pas un jouet passif, où il se contenterait d'observer, non, la magie de celui-ci était de proposer des petites formes en verre teinté à placer à sa guise sur un support en plastique pour produire son propre spectacle.
May 4, 2025 at 3:51 PM
Je me suis morfondu déjà dans des saulaies
Et pas un seul instant m'y sentit isolé
Car au-dessus de moi pleuraient en concert
Des branches frémissantes dans la brise d'hiver
May 1, 2025 at 3:53 PM
Les saules n'ont pas toujours pleuré
Eux qui roulent avant l'hiver
Leurs chatons rouges d'automne
Et sans neige couvrent de blanc
Leurs branches nues
Ont leur écorce un jour tendu
C'est une fois le ciel atteint
Quand ils n'en peuvent plus
Que l'on les a vu s'effondrer
Ombrager nos dernières demeures
April 30, 2025 at 4:12 PM
Les saules ne sont pas tous pleureurs,
J'ai appris ça hier
Si l'on dépasse Babylone
Je sais qu'on trouve en Orient
Des semblables inattendus
Des parcs aux coins des avenues
De Kyōto comme de Pékin
Où l'un les arrange, moins touffus
De chrysanthèmes moins désolés
Ces saules ne savent que se dresser
April 29, 2025 at 4:21 PM
Comme si, au chaud sur mon siège au Slowboat, je n'étais déjà plus capable de conserver l'irréalisme de la bulle dans laquelle je m'étais glissé juste un tout petit peu plus tôt, la même nuit enneigée, dans la même cité.
April 27, 2025 at 3:53 PM
Et juste ainsi, retour aux humains et au monde électrique. Fourmi dans la fourmilière de phares et de néons, j'ai pris un métro chauffé pour me rendre dans un bar à jazz, mes os encore gelés comme unique souvenir de l'ascension.
April 26, 2025 at 5:53 PM
Mais, tout s'est bien passé, à deux poignets près. Trop concentré sur mes pieds pour profiter, ce ne fut agréable à mon esprit maniaque que parce que le trajet fini en formant une parfaite boucle.
April 25, 2025 at 5:23 PM
La descente est, si j'en crois les récits et statistiques de l'Everest, le plus dur. Atteindre le sommet est un exploit, en revenir en vie en est un autre. Dans le cas actuel, c'est un enfer de glissades, comme un slalom incontrôlé sans ski ni arrivée sécurisée.
April 24, 2025 at 5:14 PM
Regarder les gens m'apporte le même spleen que les étoiles ; la hauteur transforme le vaste espace en temps vaste et j'imagine le premier alpiniste à fouler ce promontoire. Quelles vallées, plaines et marais voyait-il d'ici où il n'y a plus que rangées clignotantes dupliquées jusqu'à plus d'yeux ?
April 22, 2025 at 4:09 PM
Sans bonnet sur les tympans, sans masque sur la voix, je découvre l'air gelé qui sort par litres goulus de mes poumons sans n'avoir à portée autre que moi pour l'entendre. Il résonnera, indicible, jusqu'à ce que le mockingbird annonce la venue du sakura dans les septentrionales terres des ainus.
April 21, 2025 at 3:48 PM
Et moi de m'égosiller, me cisailler la gorge pour porter Le Temps des Cerises là où le chant du merle moqueur est noyé dans les bruits de sans-plomb et diesel.
April 20, 2025 at 3:57 PM
Métropole qui se dévoile mensongère, car elle aussi dénuée de toute félicité, embourbée dans l’illusion éphémère de sa longévité. Ici aussi seules les bravoures des orgueilleux reçoivent des félicitations.
April 19, 2025 at 4:40 PM
Une ville, donc. Comme toutes les villes vues d'en haut, sans lune, mais avec l'hypnotisant spectacle usuel, sublime, décharné et sans charme des points jaunes et blancs qui brillent sans limites et, dans le lointain, vacillent et ondulent.
April 18, 2025 at 3:47 PM
Avec sa tour de télévision qui, bleue, haute et reconnaissable, se détache. Avec ses rues quadrillées sur les modèles urbains trop neufs, trop pressés et trop récents. Avec ses voitures et bus au ralenti, embouchonnés, avec ses petits êtres transis qui ne s'arrêtent jamais.
April 17, 2025 at 4:49 PM