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MiNumEco, la mission interministérielle numérique écoresponsable pilotée par la DINUM et le Ministère de la Transition écologique […]

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Fiche achat responsable de solutions d'IA
Cette fiche, élaborée par la DINUM – Direction Interministérielle du Numérique, avec la DAE – Direction des Achats de l’Etat et l’Ecolab du CGDD – Commissariat Général eu Développement Durable, propose un cadre clair et opérationnel pour aider les acheteurs publics et les chefs de projet à mieux intégrer les impacts environnementaux et sociaux de l’IA dans leurs marchés. ## Comprendre, sourcer et acheter des solutions d’IA de manière responsable La diffusion rapide de l’intelligence artificielle transforme les organisations publiques et renforce la nécessité d’achats maîtrisés, transparents et responsables. Pour accompagner les acheteurs, acheteuses et chef·fe·s de projet prescripteurs, la DINUM, l’Ecolab (CGDD) et la Direction des achats de l’État (DAE) publient aujourd’hui la fiche « Achat responsable de solutions d’IA ». Cette ressource vise à offrir un cadre commun, lisible et opérationnel pour intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et éthiques dès les premières étapes d’un projet mobilisant des technologies d’IA. ## Un outil pédagogique pour mieux piloter les achats d’IA La fiche a été conçue pour aider les équipes publiques à : * comprendre les enjeux techniques, environnementaux et sociaux liés au déploiement de solutions d’IA ; * sourcer efficacement les technologies et prestataires, en posant les bonnes questions dès l’amont ; * construire et passer un marché en intégrant des exigences responsables et proportionnées ; * évaluer l’empreinte environnementale des projets d’IA grâce aux apports méthodologiques de l’Ecolab ; * encourager une IA frugale, plus économe en ressources et mieux alignée avec les objectifs de sobriété de l’État. L’objectif est de donner aux prescripteurs et aux acheteurs les repères nécessaires pour orienter leurs projets vers des solutions pertinentes, soutenables et conformes au cadre de la commande publique. ## Télécharger la fiche ### Télécharger la fiche achat responsable de solutions d'Intelligence Artificielle Fichier PDF - fiche achat responsable de solutions d'Intelligence Artificielle - co-rédigée par la DINUM, DAE et Ecolab PDF - 583 Ko
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December 6, 2025 at 9:06 AM
Saison 2 Épisode #2 : DiploIA - innovation et sobriété environnementale
▶ Cliquez pour lire la vidéo **Virginie Rozière, directrice du numérique au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères** Virginie Rozière, directrice du numérique au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, partage sa vision d’une intelligence artificielle responsable et alignée avec les principes d’écoconception. Virginie Rozière, directrice du numérique au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, explique comment allier transformation numérique, performance et sobriété environnementale. Transcription Agrandir Fermer # Virginie Rozière Virginie Rozière Ingénieure générale de l'armement Directrice du numérique Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères Introduction Et donc en combinant l'ensemble de ce qui pourrait apparaître comme une contrainte, on arrive vraiment à avoir des solutions qui sont optimisées, qui répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs, mais qui sont aussi sobres et rationnelles dans la manière dont elles sont conçues. Je suis Virginie Rozière, je suis ingénieure générale de l'armement, directrice du numérique, du Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères. Quand on aborde une dynamique de transformation numérique, on est souvent confronté à un faisceau d'exigences, d'attentes très fortes : la satisfaction des utilisateurs, la rationalisation de son parc informatique, une meilleure performance. Et on peut avoir, je l'ai souvent entendu, tendance à penser que les enjeux environnementaux sont secondaires ou ne doivent pas être traités dans le cadre de la transformation numérique. Personnellement, je pense que c'est une erreur d'appréciation et une erreur stratégique, parce que quand on se pose la question de l'impact environnemental des choix qu'on peut être amenés à faire sur le plan de la transformation numérique, on voit qu'on aligne souvent des objectifs qui ne sont pas opposés, mais qui vont plutôt dans le même sens. On va rechercher la meilleure adéquation entre les moyens qu'on va mettre en place et l'atteinte à la fois de la satisfaction des utilisateurs, de la sécurité des systèmes d'information. Donc on va être dans une approche de performance, vraiment de rapprochement des coûts et des bénéfices. Et en fait, cette rationalisation des moyens va tout à fait dans le sens de la maîtrise de l'impact environnemental. Par exemple, on va se dire que dans le domaine de la sécurité des systèmes d'information, on ne peut pas embarquer la question environnementale, mais si on réduit sa surface d'attaque, si on limite son nombre d'applicatifs, eh bien on a une meilleure performance environnementale. Quand on se préoccupe d'impact environnemental, la question de la mise en œuvre de l'intelligence artificielle interpelle tout de suite, parce qu'on est sur des technologies qui sont très consommatrices en ressources, en énergie et en eau. Et donc forcément, on doit se poser la question de l'impact de ces technologies. En ce qui nous concerne, ça s'est fait assez naturellement. D'abord parce que quand on se préoccupe de transformation numérique, on doit rechercher la satisfaction des utilisateurs. Nous avons souhaité partir des besoins très concrets des diplomates, des agents du Ministère des Affaires Étrangères, en France mais aussi dans les postes à l'étranger. Les besoins qui sont remontés, ce sont des besoins très concrets : comme je le disais, la traduction, la transcription d'entretien, demain la synthèse et le résumé automatique. Et donc, plutôt que d'aller chercher des grands modèles qui font beaucoup de choses mais pas forcément de manière très efficace — mais qui correspondent à la manière dont on vend aujourd'hui l'intelligence artificielle de manière parfois un peu magique — nous avons été chercher des modèles spécialisés pour réaliser de la transcription et de la traduction. Et puis on les a éprouvés. Et surtout, au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, nous avons un enjeu extrêmement fort de sécurité de l'information. Nous manipulons de l'information sensible. Et donc nous devons développer et mettre en place ces modèles dans nos propres infrastructures, qui n'ont pas les mêmes possibilités de scalabilité que celles des grands hébergeurs. Et donc en combinant l'ensemble de ce qui pourrait apparaître comme une contrainte, on arrive vraiment à avoir des solutions qui sont optimisées, qui répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs, mais qui sont aussi sobres et rationnelles dans la manière dont elles sont conçues.
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October 29, 2025 at 2:53 PM
Saison 2 Épisode #3 : DiploIA - une IA souveraine, sécurisée et sobre
▶ Cliquez pour lire la vidéo **Jean-Yves Mahé, chef de secteur IA et Data, MEAE** Jean-Yves Mahé, chef de secteur IA et Data à la direction du numérique du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, partage son expérience du déploiement de DiploIA, le portail au service des agents de la Diplomatie, en France comme à l’international. Jean-Yves Mahé, chef de secteur à la direction du numérique du ministère, présente DiploIA : un portail de services d’intelligence artificielle conçu pour être frugal, sécurisé et utile aux agents en France comme à l’étranger. Transcription Agrandir Fermer # Jean-Yves Mahé Jean-Yves Mahé Chef de secteur Direction du numérique Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères Introduction Nous avons soutenu à outiller nos collègues d'une capacité de traduction qui soit à la fois souveraine et sécurisée au bon niveau. Ces modèles-là ont été conçus comme étant les plus frugaux possibles. Je suis Jean-Yves Mahé, je suis chef de secteur au sein de la direction numérique, ce qui veut dire que je suis chef d'équipe. Dans le cadre de la transformation du ministère, en tant que chef de secteur, on m'a confié deux leviers de transformation. Le premier levier est la donnée, et l'autre levier étant l'intelligence artificielle. Cette actualité, on la résume sous le nom de DiploIA, qui est un portail de services basé sur l'intelligence artificielle, destiné aux agents du ministère, qu'ils soient présents en administration centrale en France, ou sur des équipes déportées, à l'étranger, en ambassade et en consulat. Nous avons soutenu à outiller nos collègues d'une capacité de traduction qui soit à la fois souveraine et sécurisée au bon niveau. Ces modèles-là, conçus comme étant les plus frugaux possibles, nous permettent aujourd'hui, lors du déploiement, d'avoir plusieurs centaines d'utilisateurs au bout d'un mois de production des outils, répartis à travers la planète. Les retours ont été très bons au démarrage, du fait du besoin qui avait été bien identifié, bien affiné pour répondre aux problématiques de terrain des agents en France et à l'international. Maintenant, on est un peu dans le creux de la vague où les collègues commencent à tester les limites d'utilisation, ce qui est normal. Donc nous, on ne le prend pas mal bien entendu, mais ça nous donne des pistes d'orientation pour améliorer les services dans le cadre des prochaines itérations de DiploIA.
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October 29, 2025 at 2:53 PM
Saison 2 Épisode #6 : Compar:IA, le comparateur d'lA conversationnelles
L'épisode sur Acast L'épisode sur Apple Podcast Dans cet épisode, animée **Mélanie RAPHAËL** , Experte numérique écoresponsable de la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique), nous recevons **Lucie Termignon** cheffe de projet IA au ministère de la Culture. ## Description de l'épisode L’objectif du produit ? * Collecter des données en langue française pour entraîner/évaluer les modèles et promouvoir la diversité linguistique et culturelle. * Un service public numérique pour comparer, en double aveugle, les réponses de modèles d’IA et visualiser leur empreinte environnementale (énergie / équivalent CO₂) lors de la phase d’inférence ( phase d’utilisation). * Des données ouvertes (Licence Ouverte Etalab 2.0) publiées sur http://data.gouv.fr et Hugging Face, utiles aux chercheurs et aux éditeurs de modèles. * Une sensibilisation à grande échelle : intégrations avec PIX, réseaux éducatifs et ateliers « Duels de l’IA » (mode frugal & David vs Goliath) dès la rentrée 2025. * La suite : ouverture à d’autres langues européennes (Suède, Danemark, Lituanie) et classement des modèles pondéré par satisfaction, empreinte et “loyauté” (conditions d’usage). La phrase de l’épisode à retenir : « Pour un grand nombre d’usages, un petit modèle bien choisi répond aussi bien qu’un très gros — pour un impact bien moindre. » — Lucie Termignon
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October 29, 2025 at 2:53 PM
Lancement ICR secteur public
À l’occasion du Mois de l’innovation publique, la Direction interministérielle du numérique (DINUM), la DNUM du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’association Designers Éthiques vous présentent une nouvelle version de l’Index de Conception Responsable (ICR), spécialement adaptée au secteur public. * **Le 21 novembre 2025** * **Au Lieu de l’innovation publique – 77 avenue de Ségur, Paris 7e** * **De 9h à 12h** * **Ouverture par Stéphanie Schaer** , directrice DINUM, et **Virginie Rozière** , directrice DNUM du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères * **Inscription obligatoire** ## Programme * 9h : accueil * 9h30 : ouverture par Stéphanie Schaer (DINUM) et Virginie Rozière (DNUM MEAE) * Présentation de l’ICR par Mélanie Raphaël (DINUM), Marion Josserand (Designers Éthiques) et Nicolas Gueyne (DNUM MEAE) * Retours d’expérience de designers (MEAE, MSA, etc.) * 10h50 : pause * 11h15 : ateliers test de l’ICR sur son service numérique ou sur un parcours test ## L’Index de Conception Responsable ### Un outil pour évaluer la responsabilité de son service numérique : écoconception, accessibilité, design L’Index de Conception Responsable est un outil créé par Designers Éthiques pour aider les organisations à évaluer et améliorer la conception de leurs services numériques. En collaboration avec la DINUM et la DNUM du MEAE, l’ICR a été adapté aux spécificités du secteur public pour tenir compte de : * l’usage du Design Système de l’État (DSFR) et des exigences de la circulaire Design ; * l’absence de publicité et de modèles économiques commerciaux ; * des exigences fortes d’accessibilité, d’inclusion et de transparence. L’ICR permet d’auto-évaluer avec un seul outil la prise en compte : * de **l’écoconception** , à travers des critères issus du RGESN (Référentiel général d’écoconception des services numériques) ; * de **l’accessibilité** , via les critères du RGAA ; * de **la qualité du design** , à travers les recommandations de design.gouv ; * de **l’économie de l’attention** , en s’appuyant sur les travaux menés par Designers Éthiques. Ce travail commun a permis de créer un parcours “agent public”, qui aide les cheffes et chefs de projet, designeuses et designers à évaluer l’écoconception et la qualité du design de leurs services numériques, afin de définir un plan d’action concret d’amélioration. ### Inscription obligatoire S’inscrire
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October 29, 2025 at 2:53 PM
Offre apprentissage : chef-fe de projet "numérique responsable"
## Description de l'employeur Au sein de la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique) la BIN (Brigade d’Intervention du Numérique) accompagne les administrations dans leur transformation vertueuse et à la mise en place de services numériques de qualité pour les utilisatrices et utilisateurs. La Brigade réunit des experts du design, de la transformation, de l’expérience usager, de l’accessibilité et du numérique écoresponsable. Dans ce cadre l’Experte numérique écoresponsable suit la mise en œuvre des feuilles de routes numérique écoresponsable de l’ensemble des ministères, diffuse la doctrine de l’Etat en matière de numérique écoresponsable et les bonnes pratiques et accompagne les administrations à la mise en œuvre de l’écoconception et de pratiques plus vertueuses ## Description du poste ### Mission Assister l’experte dans ses missions d’animation du réseau, recueil des feuilles de route, création de contenus, formation, communication et événementiel. ### Activités principales * Animation du réseau référents (CR, prise de rendez-vous, suivi, création de contenu, etc) * Rédaction de contenu, * Communication, * Management du ou des prestataires, * Organisation d’événements * Gestion de projet. ### Profil recherché Vous préparez un master ou équivalent : * sur la transition écologique / RSE, * communication publique, * gestion des administrations, * gestion de projet, et vous êtes sensibles aux enjeux environnementaux dans le numérique. Le poste demande de l’autonomie et de la souplesse, les missions sont variées et transverses et pourront être adaptées en fonction du diplôme préparé. Vous êtes reconnu pour votre sens de l'organisation, bon relationnel, votre disponibilité, votre implication et votre réactivité. Vous faite preuve d'esprit d'innovation, de sens de synthèse, des capacités d'analyse et de rigueur. Vous aimez le travail en équipe ainsi que de l'autonomie, la polyvalence et l'adaptabilité. Vous souhaitez découvrir, comprendre ou même intégrer la fonction publique, en nous rejoignant vous pourriez découvrir un environnement professionnel qui vous convient. ### Contact Mélanie RAPHAËL Experte Numérique Ecoresponsable melanie.raphael@modernisation.gouv.fr
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October 26, 2025 at 6:50 AM
Saison 2 Épisode #4 : Quelle Diplomatie pour un numérique écoresponsable et souverain ?
▶ Cliquez pour lire la vidéo **Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques** Henri Verdier, ambassadeur français pour les affaires numériques, nous invite à repenser la relation entre IA et environnement. Plutôt que de les opposer, il nous propose de prendre le chemin de l’harmonie. Transcription Agrandir Fermer # Henri Verdier Henri Verdier Ambassadeur aux affaires numériques Introduction Le numérique peut être un véritable outil d’harmonisation de l’action collective. Je suis Henri Verdier, l’Ambassadeur français pour les affaires numériques. Le numérique peut être un véritable outil d’harmonisation de l’action collective. Il y a quelques grands défis de notre époque, mais il y en a deux qui sont très clairs. L’un, c’est la transition écologique : on est quand même en train de foncer dans le mur en klaxonnant. L’autre, c’est l’intelligence artificielle, qui va bouleverser nos civilisations à un degré inimaginable. À côté, le numérique tel qu’on l’a connu, c’est de la petite bière. Donc on se demande : est-ce que le numérique a un impact sur l’environnement ? Oui, et il est affreux. On a des décharges pleines de composants rares, on consomme une électricité de dingue, on crée des satellites poubelles qui sont en train de saturer la basse atmosphère, etc. D’autres se demandent si le numérique pourrait aider à traiter ces masses de données, à faire des modèles, à comprendre et à agir de manière pertinente. La réponse est oui aussi. Et puis on constate ça… et on ne fait rien. L’impression que j’ai, c’est qu’on a raté peut-être une nouvelle approche, qui serait de se dire : qu’est-ce que chacun de ces deux écosystèmes peut faire pour l’autre, et qu’est-ce qu’ils ont en commun ? Moi, je me dis souvent que les choses ont commencé à mal tourner quand on est devenus vraiment plus forts que la nature, et quand finalement notre brutalité de primate a eu des impacts planétaires. Avant, ce n’était pas grave : on jetait des trucs, et puis la nature en faisait son affaire. Le numérique, lui, est quand même capable de faire des boucles de rétrocontrôle, de feedback, d’harmoniser de grandes quantités d’acteurs autour d’un standard commun. Et le numérique peut être un véritable outil d’harmonisation de l’action collective. On le voit parfois. J’ai rencontré un jour une ministre du numérique d’un pays africain qui me disait : « Je veux faire un cadastre. Parce que quand j’ai un cadastre, les paysans n’ont plus seulement de la terre, mais ils ont un titre légal. Ils peuvent aller à la banque, hypothéquer, emprunter, investir… et ça fait naître une classe moyenne. » Vous voyez : l’idée d’un simple petit outil numérique, qui permet de se synchroniser, ça fait naître une classe moyenne. Donc le numérique sait faire des choses comme ça : recréer des possibilités de synchronisation et d’harmonisation. L’environnement, lui, analyse ces grands équilibres et a besoin d’apprendre à les restaurer. Je me dis souvent que ce qui nous manque, c’est une enceinte où des environnementalistes et des numériciens partageraient un projet collectif, et essaieraient d’inventer ensemble des chemins nouveaux et inexplorés. Pas seulement mieux recycler les ordures ou protéger les espèces menacées, mais inventer quelque chose qui relève de la philosophie politique. Parce qu’il nous manque quelque chose de cet ordre-là. Si on n’arrive pas à faire la grande bascule de cette transition écologique, c’est aussi parce que chacun a un peu l’impression que son action individuelle, personnelle, ne sert à rien. Si je suis le seul à trier mes déchets, ça ne sert à rien. On a du mal à créer ces vibrations qui mettent des choses en résonance et qui font qu’on sent qu’on contribue à quelque chose qui a de l’impact.
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October 26, 2025 at 6:49 AM
Saison 2 Épisode #2 : DiploIA - innovation et sobriété environnementale
▶ Cliquez pour lire la vidéo **Virginie Rozière, directrice du numérique au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères** Virginie Rozière, directrice du numérique au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, partage sa vision d’une intelligence artificielle responsable et alignée avec les principes d’écoconception. Virginie Rozière, directrice du numérique au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, explique comment allier transformation numérique, performance et sobriété environnementale. Transcription Agrandir Fermer # Virginie Rozière Virginie Rozière Ingénieure générale de l'armement Directrice du numérique Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères Introduction Et donc en combinant l'ensemble de ce qui pourrait apparaître comme une contrainte, on arrive vraiment à avoir des solutions qui sont optimisées, qui répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs, mais qui sont aussi sobres et rationnelles dans la manière dont elles sont conçues. Je suis Virginie Rozière, je suis ingénieure générale de l'armement, directrice du numérique, du Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères. Quand on aborde une dynamique de transformation numérique, on est souvent confronté à un faisceau d'exigences, d'attentes très fortes : la satisfaction des utilisateurs, la rationalisation de son parc informatique, une meilleure performance. Et on peut avoir, je l'ai souvent entendu, tendance à penser que les enjeux environnementaux sont secondaires ou ne doivent pas être traités dans le cadre de la transformation numérique. Personnellement, je pense que c'est une erreur d'appréciation et une erreur stratégique, parce que quand on se pose la question de l'impact environnemental des choix qu'on peut être amenés à faire sur le plan de la transformation numérique, on voit qu'on aligne souvent des objectifs qui ne sont pas opposés, mais qui vont plutôt dans le même sens. On va rechercher la meilleure adéquation entre les moyens qu'on va mettre en place et l'atteinte à la fois de la satisfaction des utilisateurs, de la sécurité des systèmes d'information. Donc on va être dans une approche de performance, vraiment de rapprochement des coûts et des bénéfices. Et en fait, cette rationalisation des moyens va tout à fait dans le sens de la maîtrise de l'impact environnemental. Par exemple, on va se dire que dans le domaine de la sécurité des systèmes d'information, on ne peut pas embarquer la question environnementale, mais si on réduit sa surface d'attaque, si on limite son nombre d'applicatifs, eh bien on a une meilleure performance environnementale. Quand on se préoccupe d'impact environnemental, la question de la mise en œuvre de l'intelligence artificielle interpelle tout de suite, parce qu'on est sur des technologies qui sont très consommatrices en ressources, en énergie et en eau. Et donc forcément, on doit se poser la question de l'impact de ces technologies. En ce qui nous concerne, ça s'est fait assez naturellement. D'abord parce que quand on se préoccupe de transformation numérique, on doit rechercher la satisfaction des utilisateurs. Nous avons souhaité partir des besoins très concrets des diplomates, des agents du Ministère des Affaires Étrangères, en France mais aussi dans les postes à l'étranger. Les besoins qui sont remontés, ce sont des besoins très concrets : comme je le disais, la traduction, la transcription d'entretien, demain la synthèse et le résumé automatique. Et donc, plutôt que d'aller chercher des grands modèles qui font beaucoup de choses mais pas forcément de manière très efficace — mais qui correspondent à la manière dont on vend aujourd'hui l'intelligence artificielle de manière parfois un peu magique — nous avons été chercher des modèles spécialisés pour réaliser de la transcription et de la traduction. Et puis on les a éprouvés. Et surtout, au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, nous avons un enjeu extrêmement fort de sécurité de l'information. Nous manipulons de l'information sensible. Et donc nous devons développer et mettre en place ces modèles dans nos propres infrastructures, qui n'ont pas les mêmes possibilités de scalabilité que celles des grands hébergeurs. Et donc en combinant l'ensemble de ce qui pourrait apparaître comme une contrainte, on arrive vraiment à avoir des solutions qui sont optimisées, qui répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs, mais qui sont aussi sobres et rationnelles dans la manière dont elles sont conçues.
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October 26, 2025 at 6:49 AM
Saison 2 Épisode #3 : DiploIA - une IA souveraine, sécurisée et sobre
▶ Cliquez pour lire la vidéo **Jean-Yves Mahé, chef de secteur IA et Data, MEAE** Jean-Yves Mahé, chef de secteur IA et Data à la direction du numérique du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, partage son expérience du déploiement de DiploIA, le portail au service des agents de la Diplomatie, en France comme à l’international. Jean-Yves Mahé, chef de secteur à la direction du numérique du ministère, présente DiploIA : un portail de services d’intelligence artificielle conçu pour être frugal, sécurisé et utile aux agents en France comme à l’étranger. Transcription Agrandir Fermer # Jean-Yves Mahé Jean-Yves Mahé Chef de secteur Direction du numérique Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères Introduction Nous avons soutenu à outiller nos collègues d'une capacité de traduction qui soit à la fois souveraine et sécurisée au bon niveau. Ces modèles-là ont été conçus comme étant les plus frugaux possibles. Je suis Jean-Yves Mahé, je suis chef de secteur au sein de la direction numérique, ce qui veut dire que je suis chef d'équipe. Dans le cadre de la transformation du ministère, en tant que chef de secteur, on m'a confié deux leviers de transformation. Le premier levier est la donnée, et l'autre levier étant l'intelligence artificielle. Cette actualité, on la résume sous le nom de DiploIA, qui est un portail de services basé sur l'intelligence artificielle, destiné aux agents du ministère, qu'ils soient présents en administration centrale en France, ou sur des équipes déportées, à l'étranger, en ambassade et en consulat. Nous avons soutenu à outiller nos collègues d'une capacité de traduction qui soit à la fois souveraine et sécurisée au bon niveau. Ces modèles-là, conçus comme étant les plus frugaux possibles, nous permettent aujourd'hui, lors du déploiement, d'avoir plusieurs centaines d'utilisateurs au bout d'un mois de production des outils, répartis à travers la planète. Les retours ont été très bons au démarrage, du fait du besoin qui avait été bien identifié, bien affiné pour répondre aux problématiques de terrain des agents en France et à l'international. Maintenant, on est un peu dans le creux de la vague où les collègues commencent à tester les limites d'utilisation, ce qui est normal. Donc nous, on ne le prend pas mal bien entendu, mais ça nous donne des pistes d'orientation pour améliorer les services dans le cadre des prochaines itérations de DiploIA.
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October 26, 2025 at 6:49 AM