Situation mondiale en matière de réglementation sur l'édition génomique et la transgénèse des plantes
Dans le nouveau journal de Nature en open access, Science of Plants, les scientifiques du laboratoire Idest (UPSaclay, Sceaux) et d’AgroParistech (Palaiseau) ont étudié la réglementation afin de créer des plantes adaptées au changement climatique avec la transgénèse et l’édition du génome avec CRISPR dans 196 pays des Nations Unies.
Huit statuts pour l'édition sont identifiés : « autorisée pour tout usage » (24 pays, l'Argentine étant le premier pays en 2015), « autorisée à l'importation » (Ghana), « réglementation en cours de discussion » (37 dont l’UE), « non autorisée » (Géorgie, Madagascar, Pérou), « réglementée comme la transgénèse » (Moldavie, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Irlande du Nord, Écosse, Afrique du Sud, Pays de Galles), « aucune législation » (114) et « aucune donnée disponible » (10).
Les pays qui ont autorisé les plantes transgéniques sont 22,6% plus susceptibles d'autoriser les plantes éditées que ceux qui ne l'ont pas fait. Dans l'Union européenne (UE) qui est en cours de statuer, seuls six pays (Belgique, Danemark, Espagne, Italie, République tchèque et Suède) conduisent tout de même des essais en plein champ depuis 2021 sur la résistance au stress biotique (ravageurs et maladies), la qualité nutritionnelle, la tolérance à la sécheresse et la structure des plantes (maïs, orge, peuplier, pomme de terre, riz, soja, tomate, vigne).
Légende Figure : Cartes de la réglementation des plantes éditées avec CRISPR dans les 196 pays du monde. A) Réglementation des plantes éditées dans le monde. B) Réglementation des plantes éditées dans l’UE.
-> Contact : agnes.ricroch@universite-paris-saclay.fr