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RDC: naissance exceptionnelle de jumeaux gorilles dans le parc national des Virunga
RDC: naissance exceptionnelle de jumeaux gorilles dans le parc national des Virunga
Le parc national des Virunga – situé dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la naissance de jumeaux gorilles. Un évènement rare. Il s’agit de gorilles des montagnes, une espèce en voie de disparition et protégée.
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January 9, 2026 at 4:20 AM
Guinée: à Kankan, le manque de courant limite le développement économique
Guinée: à Kankan, le manque de courant limite le développement économique
Kankan, la plus grande ville de la Haute-Guinée dans le nord-est du pays, reste jusqu’à aujourd’hui largement privée d’électricité, qui n’est disponible que le soir et une partie de la nuit. Jusqu’à aujourd’hui, la ville n’est alimentée que par quelques centrales thermiques, mais les autorités prévoient un raccordement sur le réseau électrique ivoirien cette année. De notre envoyé spécial à Kankan, La situation exaspère ses habitants et avait même alimenté la contestation contre le président déchu Alpha Condé dans son propre fief. Les autorités assurent qu’elles vont raccorder Kanan au réseau ivoirien cette année. En attendant, les entreprises et les habitants s’organisent comme ils peuvent pour accéder à l’énergie en journée quand ils en ont les moyens. Si les habitants de Kankan peuvent écouter la radio Baraka toute la journée, ce n’est pas grâce à EDG, Électricité de Guinée, qui ne fournit du courant que la nuit. Mais, comme l’explique son directeur Oumar Fofana, parce que la radio est équipée de multiples sources d’énergie : « Nous avons installé les panneaux solaires de 10 kVA. Avec ça, on fonctionne normalement. Vous savez, les panneaux solaires, ça fonctionne quand il y a du soleil. En saison pluvieuse, par exemple, surtout au mois d’août, les panneaux ne fonctionnent pas. Donc on fonctionne avec les groupes électrogènes toute la journée et quand l’EDG vient la nuit, on met l’EDG. Mais parfois aussi l’EDG ne vient pas, donc le groupe peut fonctionner à temps plein. Imaginez, de 6 h 00 à 0 h 00 avec un groupe électrogène. Du coup, le groupe tombe régulièrement en panne ici. » Il arrive, de temps en temps, que les auditeurs soient privés d’antenne pendant quelques minutes, voire quelques heures. «S’il n’y a pas de courant, il va y avoir beaucoup de chômage» D’autres secteurs économiques pâtissent du manque d’électricité. Kabinet est commerçant, il vend des fruits. Il estime qu’il pourrait augmenter son chiffre d’affaires s’il s’équipait de chambres froides. « S'il y a le courant, on peut travailler, on peut faire de l’entrepreneuriat. Mais s’il n’y a pas de courant, on ne peut rien faire », fait-il valoir. « Par exemple, en Haute-Guinée, il y a des fruits. S’il y a le courant, on peut garder les fruits. Ça, c'est un exemple. S'il y a du courant, les menuisiers et les soudeurs peuvent travailler. Mais s’il n’y a pas de courant, ils ne peuvent pas travailler, donc il va y avoir beaucoup de chômage », poursuit-il. Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, le CNRD a relancé le projet d’interconnexion avec le réseau électrique ivoirien. La grande ville de Guinée forestière Nzérékoré en bénéficie déjà depuis 2022. Selon Mamadi Kaba, l’un des porte-paroles du projet, les travaux continuent de bien avancer : Kankan et d’autres villes de la Haute-Guinée devraient bientôt en bénéficier. « La ligne haute tension qui quitte Nzérékoré jusqu’à Siguiri, à la frontière malienne, est réalisée à 80 %. Lors de la dernière réunion avec les bailleurs de fonds et les entreprises contractantes, on nous a dit pour le mois de juin 2026. En juin 2026, les régions administratives de Kankan et de Nzérékoré seront électrifiées 24h/24. L’espoir est là. On sait que ce n’est pas une question d’une année, c’est une question de mois et de jours. Donc, l’espoir est là », explique-t-il. Une alimentation en électricité qui devrait soulager les habitants, mais aussi dynamiser l’économie de la ville. À lire aussiGuinée: les principaux partis d'opposition appellent au boycott du référendum constitutionnel
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January 8, 2026 at 11:29 PM
En Éthiopie, Genna, le Noël orthodoxe, célébré à Addis-Abeba
En Éthiopie, Genna, le Noël orthodoxe, célébré à Addis-Abeba
Quinze jours après les catholiques, l’Éthiopie fêtait ce mercredi 7 janvier 2026 Genna, le Noël des chrétiens orthodoxes. La veille au soir, les habitants d’Addis-Abeba se sont rassemblés pour une cérémonie religieuse sur la place Meskel, au cœur de la capitale, avant le dîner du réveillon.  De notre correspondante à Addis-Abeba, Des dizaines de milliers de personnes vêtues de blanc reprennent en chœur les mezmur, ces chants d’église traditionnels. À la seconde où le soleil disparaît, des milliers de twafs – ces tiges en tissu recouvertes de cire que chaque participant tient à la main – s’allument en même temps. D’un coup, toute la place s’éclaire. Fekir, 17 ans, est encore au lycée. Foulard blanc autour des épaules comme tous les fidèles, le jeune homme chante avec ferveur : « Nous célébrons la naissance de Dieu qui a lieu demain. C’est ma première fois ici aujourd’hui et je suis très heureux. Nous venons ici en famille et entre amis pour rendre ce moment spécial ». Fekir est venu avec un ami et son grand frère de 22 ans, Bereket. L’étudiant, futur ingénieur, profite de ce moment suspendu, et oublie, pour un temps, les tensions qui traversent le pays : « C’est un moment privilégié pour venir en famille et entre amis, et vivre pleinement cet instant. Parce que lorsqu’on est réuni avec ses amis et sa famille, on oublie les mauvais moments. Avec le temps, ça ira mieux, je pense, grâce à Dieu et à nos efforts pour créer un monde meilleur. Tout ira bien ». À la fin de la cérémonie, chacun rentre chez soi pour le dîner en famille. Après 43 jours de jeûne végétarien, les Éthiopiens orthodoxes sont impatients de déguster un plat de viande. Mariam a préparé du doro wot, un ragoût de poulet, le plat traditionnel de Noël : « Tout le monde prépare du doro wot pour Noël. Et on boit du tejj, l’alcool traditionnel. Mes amis et ma famille viennent chez moi pour que l’on célèbre ce jour tous ensemble ». Comme Bereket, en ces temps de communion, Mariam appelle, elle aussi, à l’apaisement : « Pour Noël, je souhaite la paix et l’amour dans tout le pays, car en ce moment, c'est difficile, surtout à l’extérieur d’Addis-Abeba, dans les régions. Mais je prie Dieu ». Dans une dizaine de jours, d’autres célébrations d’ampleur auront lieu dans la capitale et partout en Éthiopie pour Timkat, l’équivalent orthodoxe de l’Épiphanie catholique.
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January 8, 2026 at 11:20 PM
À la Une: le processus de paix au point mort dans l’est de la RDC
Revue de presse Afrique - À la Une: le processus de paix au point mort dans l’est de la RDC
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January 8, 2026 at 11:15 AM
À la Une: le processus de paix au point mort dans l’est de la RDC
À la Une: le processus de paix au point mort dans l’est de la RDC
« Le Baromètre des accords de paix en Afrique a rendu publique lundi, constate le site congolais Actualité.cd, l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington, signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda. Une évaluation qui couvre la période du mois de décembre 2025. » Ses conclusions sont sans appel : « la dynamique observée les mois précédents s’est essoufflée en fin d’année. » En clair, précise Actualité.cd, « malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’accélération apparente du processus de Washington — matérialisée par l’entérinement des accords par les présidents Tshisekedi et Kagame — la situation sécuritaire sur le terrain peine à s’améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s’accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante. » Qui plus est, « les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’émir du Qatar, connaissent également un net ralentissement. (…) Plusieurs mesures déjà actées, dont le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l’accord-cadre, n’ont toujours pas été mises en œuvre. » Pour Kinshasa, pas question de partager le pouvoir « Conflit en RDC : le spectre de l’enlisement », constate également Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Les multiples accords signés entre la RDC et les rebelles de l’AFC-M23 n’ont toujours pas réussi à faire taire les armes. Les processus de Washington et de Doha semblent moribonds, la guerre s’installe dans la durée et le président congolais Félix Tshisekedi n’a plus beaucoup de cartes dans son jeu pour reprendre la main. » Certes, précise Afrikarabia, « sur la table, il y a la libération de prisonniers, l’intégration de certains combattants rebelles dans l’armée régulière, mais il y a surtout un partage du pouvoir entre Kinshasa et la rébellion sur l’administration politique, économique et sécuritaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce que l’AFC-M23 présente comme un "projet fédéraliste". Et cela, Kinshasa n’y est pas du tout disposé, pointe le site, considérant qu’il s’agit, ni plus ni moins, que d’une annexion de l’Est congolais par le Rwanda et ses supplétifs. Félix Tshisekedi s’accroche à la résolution 2773 des Nations unies qui exige un retrait des troupes rwandaises du sol congolais, l’arrêt du soutien de Kigali à l’AFC-M23, et le retrait immédiat des rebelles des zones occupées. Kinshasa estime donc qu’il n’y a rien à négocier avec l’AFC-M23. Le hic, relève encore Afrikarabia, c’est que la réalité du terrain et l’état des rapports de force ne plaident pas en sa faveur. La rébellion n’a jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Elle installe ses propres hommes à la tête des administrations et recrute de nouveaux combattants, issus de ses conquêtes territoriales. » « Extrême méfiance » En fait, rebondit Jeune Afrique, « chaque partie s’accuse de mauvaise foi et les débats tournent court. Les mesures de confiance, comme l’échange de prisonniers avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge, n’ont pas encore abouti malgré la signature d’un mécanisme par les deux parties. "Le climat actuel est très tendu, polarisé entre la RDC et l’AFC-M23. Je vois mal comment ils pourront progresser. Il y a une atmosphère d’extrême méfiance des deux côtés", constate une source diplomatique. Malgré l’adhésion aux processus de paix en cours, les deux parties semblent avoir un point commun : elles croient toujours au rapport de force. » Jeune Afrique précise enfin le calendrier diplomatique : « En attendant un nouveau round de négociations au Qatar, les pays de la région ont rendez-vous à Livingstone, en Zambie, aujourd’hui et demain, dans le cadre d’une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs animée par les ministres de la Défense des 12 pays de l’organisation. Ce sera ensuite au tour de Lomé, au Togo, d’accueillir le 17 janvier une réunion "sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs visant à renforcer la confiance et à faire progresser le processus de paix". » Un intitulé ronflant pour un résultat attendu plutôt mince.
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January 8, 2026 at 11:08 AM