Sebastian Roché
banner
sebastianjroche.bsky.social
Sebastian Roché
@sebastianjroche.bsky.social

CNRS Science Politique/ Police & Démocratie / éditeur Policing & Society/ compte perso

Political science 47%
Sociology 23%

Les lances grenades en tirs rendus… quand je pense aux mauvaises langues qui disaient que c’était la spécialité des gendarmes à Sainte Soline… ben non.
Me Lienard, avocat des CRS, fait écouter des échanges radio. Pour dire «la détresse des policiers» ce 1/12/2018. On entend surtout: «C'est du zadiste maintenant». Ou des ordres comme: «Les tirs cougar se feront en tir tendu à partir de maintenant».

Il y a un bug dans l’enseignement policier pour les adjectifs : « démocratique » ça ne veut pas dire massacrer à coups de matraques. Qui fait les évaluations de fin de formation à l’école de police ?
L'avocat des policiers, Me Lienard, tousse un peu. «ça se dit pas que les victimes ont une part de responsabilité». Puis tente de rappeler les 19 ans de «carrière exempte de condamnation» du major D.
- Êtes vous un tortionnaire l’État?
- Non. Notre métier, c'est la gestion démocratique des foules.

Honnêtement vu la vigueur et le nombre des coup, la fatigue des CRS n’est pas évidente. Mais alors pas du tout
Il ajoute: «La parole ne suffisait plus. Pour nous, ce sont des gens dangereux. On nous parle de pillage en cours. J'ai pris zéro risque pour ma vie et ma santé». Autrement dit: un gilet jaune est un gilet jaune. Anthony C. évoque la faim, le froid, la fatigue:
- J'en veux beaucoup à la hiérarchie.

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

L’effet tunnel le plus long du monde a duré plus de 3 minutes. On parle dans ce cas là d’effet tunnel du Mont Blanc.
Me Alimi demande:
- L'effet tunnel c'est quoi ?

Le brigadier-chef résume:
- C'est ce qu'on ne voit pas ce qui se passe à côté. C'est la violence que j'ai subie toute la journée qui a réduit mon champ de vision.

Reposted by Sebastián Roché

Son « champ de vision à été réduit ». Heureusement sinon ça aurait pu englober d’autres manifestants à proximité…
Me Alimi demande:
- L'effet tunnel c'est quoi ?

Le brigadier-chef résume:
- C'est ce qu'on ne voit pas ce qui se passe à côté. C'est la violence que j'ai subie toute la journée qui a réduit mon champ de vision.

La fausse explication «j’étais en effet tunnel». L’effet tunnel n’est pas un absolu et dépend la formation, l’encadrement, et des valeurs éthiques des agents. Ici c’est plutôt un effet de meute.
Place à Fabio N. Il est le CRS qu'on voit trébucher au pied du comptoir du fast-food. Quand il se relève, il cogne, cogne, cogne Nathan alors au sol. A une dizaine de reprises.
- L'effet tunnel, plaide-il.
Sous les coups, Nathan est immobile.
- Comment vouliez vous qu'il parte? demande le Président.

« J’ai fait mon travail ». C’est sûr que si on conçoit son travail comme consistant à tabasser des personnes à terre, alors on a fait son travail. Mais si on a une éthique et qu’on respecte la loi, c’est moins clair. Préfet Grimaud : «Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même»
Tommy P., les mains dans le dos, se tourne vers Nathan et Manon, deux victimes:

- Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé. Mais je ne peux pas m'excuser, j'ai fait mon travail ce jour-là.
Il répète:
- J'ai fait mon travail ce jour-là. J'aimerais m'excuser, sincèrement, mais je ne peux pas.

La raison est simple : c’est la politique d’E. Macron depuis son premier mandat. Donc son ministre le fait. Point.

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Me Alimi demande:
- L'effet tunnel c'est quoi ?

Le brigadier-chef résume:
- C'est ce qu'on ne voit pas ce qui se passe à côté. C'est la violence que j'ai subie toute la journée qui a réduit mon champ de vision.

Reposted by Sebastián Roché

Place à Fabio N. Il est le CRS qu'on voit trébucher au pied du comptoir du fast-food. Quand il se relève, il cogne, cogne, cogne Nathan alors au sol. A une dizaine de reprises.
- L'effet tunnel, plaide-il.
Sous les coups, Nathan est immobile.
- Comment vouliez vous qu'il parte? demande le Président.

Reposted by Sebastián Roché

Tommy P., les mains dans le dos, se tourne vers Nathan et Manon, deux victimes:

- Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé. Mais je ne peux pas m'excuser, j'ai fait mon travail ce jour-là.
Il répète:
- J'ai fait mon travail ce jour-là. J'aimerais m'excuser, sincèrement, mais je ne peux pas.

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Reposted by Sebastián Roché

Il ajoute: «La parole ne suffisait plus. Pour nous, ce sont des gens dangereux. On nous parle de pillage en cours. J'ai pris zéro risque pour ma vie et ma santé». Autrement dit: un gilet jaune est un gilet jaune. Anthony C. évoque la faim, le froid, la fatigue:
- J'en veux beaucoup à la hiérarchie.