Nicolas Brisset
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nbrisset.bsky.social
Nicolas Brisset
@nbrisset.bsky.social

I teach and research the history of economics and the social sciences at Université Côte d’Azur. Personal account. https://sites.google.com/d/1kByt4pZDAWI2SNUeW0fwVkvr1gWIoi2Y/p/1Ux-p6ofLnKK5qkhYvMbY8XNhbZ6nU30h/edit

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Un petit tour sur @franceculture.fr pour parler de François Perroux et de son parcours sous le régime de Vichy. Merci à @alietteh.bsky.social et à toute l'équipe d'Entendez-vous l'éco.

@rehpere.bsky.social
François Perroux, un économiste au service du régime de Vichy
Né en 1903 à Lyon, François Perroux est surtout connu pour avoir fondé l’ISEA en 1944, puis pour avoir été nommé professeur au Collège de France en 1955. Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est que...
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Bref (Anyway), Coats really sent me down a rabbit hole.

Zelizer’s perspective was sharply criticized by Ben Fine and Costas Lapavitsas, who argue that it downplays the specifically capitalist character of market economies and the role of commodities, value and money in Marx’s sense.

For Zelizer, markets themselves are saturated with moral categories, classifications and boundaries. The “free market” is not the end of morality in economic life, but the construction of a different moral regime.

I find this very close to Viviana Zelizer’s critique of Karl Polanyi: the idea that you can’t just oppose an “embedded” moral economy to a disembedded market that would be morally empty.

www.jstor.org/stable/40587...
Who is right about the modern economy: Polanyi, Zelizer, or both? on JSTOR
Philippe Steiner, Who is right about the modern economy: Polanyi, Zelizer, or both?, Theory and Society, Vol. 38, No. 1 (January 2009), pp. 97-110
www.jstor.org

For Coats, classical economics is deeply rooted in eighteenth‑century liberal moral philosophy. It is not outside morality; it carries its own moral vision of “commercial society.”

…but in The Making of the English Working Class he also treats free-market rhetoric as the vehicle for a new moral order, not as a morally neutral, purely technical discourse.

Coats makes a sharp point about Thompson’s apparent inconsistency. Thompson describes the rise of classical political economy as a “de-moralization” of economic life…

Big excitement of the day (and proof that I’m turning into a slightly geeky real historian of economic thought): I just stumbled on A. W. Coats’s short critique (in Past and Present) of E. P. Thompson’s “The Moral Economy of the English Crowd in the Eighteenth Century.”

Le Grand continent.

Par ailleurs, sans faire mon corporatiste, mobiliser quelques historien.nes de la pensée économique ou des sciences sociales aurait été une idée intéressante. Cela aurait évité quelques poncifs.

Quelques réflexions intéressantes, mais un ouvrage assez décousu, qui n’aborde jamais de front les relations, souvent houleuses, entre économistes et historien·nes. Il y aurait pourtant eu bien des choses à dire, notamment au vu des controverses de ces dernières années. Un peu déçu.

Reposted by Nicolas Brisset

La peste soit des boîtes privées parasitiques qui font leur beurre sur les angoisses et incertitudes - bien compréhensibles - des familles faisant face à l’illisibilité / inéquité structurelle du lycée Blanquer et de Parcoursup 🤬

Bref, on est encore dans ce truc de coller aux textes dans les registres voulus par les auteurs eux-mêmes.

Exemple 3 : Les écrits de Nick Land qui mobilisent et Bataille, Deleuze et Guattari sont envisagez comme s'il s'agissait d'un usage parmi d'autres.

Exemple 2 : Peter Thiel propose une interprétation des travaux de Léo Strauss, René Girard et Schmitt qu'il qualifie d'intéressante. Non pas que ça ne peut pas être le cas par principe, mais dans une analyse d'un réseau comme celui-ci, je ne pense pas qu'on puisse se contenter de ça.

Exemple 1 : Costin Alamariu a réalisé une thèse de philosophie politique. Il en donne un résumé assez acritique, pour conclure par le fait que la thèse "respect les contraintes universitaires".

...pour être traitées comme n'importe quelle interprétation.

Pour aller dans votre sens, il y a un truc qui m'a pas mal chiffonné, à savoir le fait que Miranda traite ces personnages comme des intellectuels proposant des interprétations de l'histoire des idées politiques suffisamment légitimes (je sais pas si le mot est bien choisi)...

Ça m'intéresserais de savoir ce que vous voyez derrière cette absence de référence au racisme. Est-ce que Miranda ne veut pas en parler, ou est-ce que les Thiel et compagni n'affirment pas directement leur racisme, et donc il passe à côté ?

Je suis complètement d'accord, je voulais juste dire que si on prend un peu de champ historique, il semble juste impossible de pas prendre la composante raciste en compte. Sur le terme "multiculturalisme" c'est vraiment un super exemple des limites des approches décontextualisées.

Oui, complètement (super livre). Après, je trouve que Skinner va quand-même beaucoup plus loin que ce qui est proposé ici.

Je suis resté assez loin de ce débat (au sens où j'ai pas bien regardé), mais on sent vraiment que le livre a été terminé (en Intro et en ccl) dans une ambiance assez conflictuelle.

Beaucoup sur l'eugénisme, quasi rien sur le racisme. Très étonnant a priori, mais assez en phase avec l'approche complètement anhistorique.

J'ai ri...

Je ne reviens pas ici sur l’importance réelle des « doctrines » dans ces configurations, déjà discutée par @jostavodebauge.bsky.social ou par Hugues Jallon (letempsdessalauds.substack.com/p/le-grand-c...), qui est aussi une limite importante du livre.
Le Grand Continent, ou la géopolitique mondaine des petits Machiavel de notre temps (seconde partie)
Soucieux d’éclairer les citoyens sur l’état du monde, Le Grand Continent entretient souvent la confusion générale et dissimule (assez mal) un agenda politique et idéologique au service du pouvoir.
letempsdessalauds.substack.com

Ce que reflète le plan de l'ouvrage : un chapitre = une personne (3 max).

De manière générale, le fait que les textes et personnes soient présentés en dehors de toute lutte politique, sans d'ailleurs jamais les mettre en perspective avec les oppositions qu'ils rencontrent, donne une impression désagréable de petit guide de découverte de la pensée néoréac par elle-même.

...comme si ces discours avaient été produit uniquement pour exprimer ces classements. De sorte qu'il ignore les logiques politiques, sociologiques, (notamment les luttes au sein des droites américaines) et économiques sous-jacentes à la production ces discours.

...(cf. Michel Dobry). L’auteur semble accepter assez facilement les classifications indigènes (la manière dont les « penseurs » qu’il étudie se classent eux-mêmes)...

À ce titre, le premier chapitre, qui dresse une cartographie des droites américaines (ce qui est assez intéressant pour les ignares comme moi), se heurte assez rapidement aux limites des démarches classificatoires…